For my village Ain-dzarit, in Algeria, you will find, here, all that relates to our society, and a little bit of everything: sport, culture, religion, politics, science, ...
mercredi 28 décembre 2011
lundi 26 décembre 2011
Houari Boumédiène, 33 ème anniversaire de sa mort, le 27 Décembre 1978.
Jeudi 5 octobre 1978. Le vol régulier Alger-Moscou est prévu à 9 h 15. Les rares passagers attendent patiemment dans la salle d'embarquement quand ils voient trois limousines noires s'immobiliser devant la passerelle. L'homme qui prend place dans l'avion n'est autre que Houari Boumedienne, accompagné de Ahmed Taleb Ibrahimi, ministre et médecin. Curieusement, il n'y aura pas de cérémonie officielle pour saluer le départ du raïs. Pourquoi tant de secret autour d'un voyage présidentiel ?
Depuis son retour le 24 septembre de Syrie, où il assistait à une réunion de chefs d'État arabes, Boumedienne se plaint de maux de tête continus. La douleur est si forte que ses audiences sont limitées. Des dirigeants étrangers débarquent à Alger sans pouvoir le rencontrer. C'est le cas du vice-président du Vietnam Nguyên Huu Tho, ami de longue date du président. L'incident intrigue. Le raïs serait-il dans l'incapacité de gouverner ? Les rumeurs commencent à se répandre.
Boumedienne aurait été victime d'un empoisonnement lors de son séjour en Syrie. Le Mossad l'aurait contaminé avec le flash d'un appareil photo. L'hebdomadaire britannique Sunday Express, citant une source française, affirme qu'il a été déposé par de jeunes officiers. Boumedienne est malade, tout simplement. Les médecins détectent une hématurie, caractérisée par des traces de sang dans les urines. Malgré les soins, le mal persiste. Dès lors, on décide de l'évacuer sur Moscou. Pourquoi l'Union soviétique et non la France ou la Suisse ? Parce que les amis russes cultivent la discrétion. Le jeudi 5 octobre, Boumedienne s'envole donc vers Moscou. Son dernier voyage.
Là, le président est pris en charge par les meilleurs spécialistes, qui évoquent la maladie de Waldenström, une infection rare du sang découverte par un chercheur suédois qui lui a donné son nom. La dernière semaine du mois d'octobre, le secret est défloré : Boumedienne est officiellement malade. À Bagdad, le ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika, l'admet, quoique en termes diplomatiques : « Le président a éprouvé le besoin de prendre du repos, car il était complètement exténué », affirme-t-il. En URSS ? Drôle d'endroit pour prendre des vacances ! Personne n'est dupe. Les diplomates à Bagdad savent que Boumedienne est souffrant. Le 14 novembre, le quotidien El-Moudjahid annonce en une : « Le président est de retour à Alger. » Affaibli et amaigri, Boumedienne est contraint au repos. Le samedi 18 novembre, il plonge dans le coma. Du coup, l'hôpital Mustapha d'Alger est transformé en bunker alors qu'une gigantesque opération médicale internationale est mise en place. Les sommités de la médecine mondiale se rendent au chevet de l'illustre malade.
Non loin de la grande salle où se retrouvent les médecins se tiennent d'autres réunions, plus secrètes, mais tout aussi décisives. Les membres du Conseil de la révolution, instance mise en place par Boumedienne au lendemain du 19 juin 1965, se concertent. Il y a là Chadli Bendjedid, commandant de la région militaire d'Oranie ; Abdellah Belhouchat, chef de la première région militaire de Blida et coordinateur du ministère de la Défense ; Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères ; et Ahmed Bencherif, ancien patron de la gendarmerie. Tous des prétendants à la succession.
Le vendredi 24 novembre, petite lueur d'espoir : le raïs émerge du coma. Il faut tout tenter pour le sauver. Quelqu'un suggère le nom de Jan Gosta Waldenström, médecin chef de l'hôpital de Malmö. Son diagnostic ne tardera pas : les chances de Boumedienne sont infimes. Mais, comme il l'avouera à un journaliste de Paris Match, « les choses peuvent tourner. La vie n'a peut-être pas encore dit son dernier mot ». Cependant, à Bouteflika, Waldenström tient le langage de la franchise : « Il n'y a rien à faire. »
Le 28 novembre, Boumedienne sombre à nouveau dans le coma. Un journaliste de Jeune Afrique écrira : « Durant quarante-huit heures, les praticiens croient encore à une possible récupération. Mais, à peine entrouvertes, les portes de l'espoir se sont refermées. » Mercredi 27 décembre 1978, Houari Boumedienne décède à 3 h 55 du matin. Il avait 46 ans. Les Algériens sont sous le choc. Ils seront des milliers à assister à son enterrement le vendredi 29 décembre, au cimetière d'El-alia, près d'Alger. Habillé d'un manteau noir,Abdelaziz Bouteflika prononce l'oraison funèbre.
dimanche 25 décembre 2011
samedi 24 décembre 2011
le Génocide Algérien, par le dr.Azza.
Rien ne va plus entre Ankara et Paris. Au lendemain du vote à l'Assemblée nationale de la loi pénalisant notamment la négation du génocide arménien, les relations franco-turques s'enlisent d'heure en heure.
Après avoir suspendu toute coopération politique et militaire avec la France, la Turquie, par la voix de son Premier ministre, Recep Erdogan, accuse Paris d'avoir commis un «génocide» pendant la guerre d'Algérie entre 1945 et 1962 : «On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide», a-t-il déclaré vendredi lors d'une conférence à Istanbul.
Erdogan s'en prend aussi personnellement à Nicolas Sarkozy, il le soupçonne d'instrumentaliser le génocide arménien et de jouer sur «la haine du musulman et du Turc» à des fins purement électorales : «S'il ne sait pas qu'il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (...) qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940», a-t-il lancé. «Je suis sûr que Pal Sarkozy a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie».
Pal Sarkozy a assuré aussitôt n'avoir «jamais été» en Algérie. «Je n'ai pas dépassé Marseille. Et j'étais pendant quatre mois à la légion, a déclaré Pal Sarkozy
La Turquie rappelle donc a la France que son passé en Algérie n’est pas glorieux et que si elle veut faire reconnaitre le génocide arménien comme un crime contre l’humanité pourquoi ne pas reconnaitre aussi les évènement du 8 mai 1945 comme un crime contre l’humanité, le meurtre des Algériens jetés dans la seine le 17 octobre 1961 comme un crime contre l’humanité ? Sans parler des enfumades du 18 juin 1845. Qui osera enfin réclamer aux noms des victimes de ces massacres le statut de victimes de crime contre l’humanité ? J’espère que les algériens saisiront cette opportunité pour faire entendre leurs voix et que ces morts ne soient pas morts pour rien.
Après avoir suspendu toute coopération politique et militaire avec la France, la Turquie, par la voix de son Premier ministre, Recep Erdogan, accuse Paris d'avoir commis un «génocide» pendant la guerre d'Algérie entre 1945 et 1962 : «On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide», a-t-il déclaré vendredi lors d'une conférence à Istanbul.
Erdogan s'en prend aussi personnellement à Nicolas Sarkozy, il le soupçonne d'instrumentaliser le génocide arménien et de jouer sur «la haine du musulman et du Turc» à des fins purement électorales : «S'il ne sait pas qu'il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (...) qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940», a-t-il lancé. «Je suis sûr que Pal Sarkozy a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie».
Pal Sarkozy a assuré aussitôt n'avoir «jamais été» en Algérie. «Je n'ai pas dépassé Marseille. Et j'étais pendant quatre mois à la légion, a déclaré Pal Sarkozy
La Turquie rappelle donc a la France que son passé en Algérie n’est pas glorieux et que si elle veut faire reconnaitre le génocide arménien comme un crime contre l’humanité pourquoi ne pas reconnaitre aussi les évènement du 8 mai 1945 comme un crime contre l’humanité, le meurtre des Algériens jetés dans la seine le 17 octobre 1961 comme un crime contre l’humanité ? Sans parler des enfumades du 18 juin 1845. Qui osera enfin réclamer aux noms des victimes de ces massacres le statut de victimes de crime contre l’humanité ? J’espère que les algériens saisiront cette opportunité pour faire entendre leurs voix et que ces morts ne soient pas morts pour rien.
vendredi 23 décembre 2011
Abderrahmane BELFEDHAL, le JAMA' (école Coranique en Algérie).
Si Ahmed, vous avez formulé un vœu.
Le voici ici présent, pleinement exaucé.
Dédié à celles et à ceux qui un jour avaient franchi le seuil d’El jama’.
Essmagh , Essalsal , Allawha , Echotrog , une recitation individuelle , une recitation collective avant de ranger les ardoises , "tchrak " "tchrak " , Haya kraw , Haya kraw , et c’est parti vers les lieux spirituels , animés de bout en bout par de petits TALEB appelés Gnadizes .
Le Chotrog est un bâton léger dont le bout est rattaché à une queue de bœuf bien séchée au soleil méditerranéen. Les Gnadizes à l’aide de plumes taillées dans le bambou et de l’encre obtenue suite àune fusion de l’eau avec de la laine grillée, remuées à outrance jusqu’à l’obtention d’un extrait noirâtre. L’extrait a son tour, soumis à de petites doses d’eau est remué autant de fois jusqu’à ce qu’il devienne une encre pouvant reproduire lisiblement les Sourates sur la surface polie de l’ardoise.
L’œil vigile du Cheikh, les claquements du chotrog , une récitation tout azimut , rappellent sans doute aucun, que l’on est bel et bien dans une classe coranique .
Alhamdou lilahi rabi l 3alamin, Haya kraw , haya kraw , "tchrak " "tchrak " , et l’atmosphère dans son amplitude baignait dans un rythme cadencé que les voix des petits TALEB entretenaient en haut et en bas , raviviés a la fois par le regard perçant du Cheikh et les sinistres claquements du chotrog .
La machine humaine mise en mouvement, chaque petit TALEB et conscient que la journée est à pied d’œuvre.
El jama’ , implanté dans les quartiers du village , jouait un rôle prépondérant dans la vie sociale des habitants profondément marqués par les dogmes de l’Islam et par la tradition des anciens .
Les Gnadizes équipés de Lawha, reprennent chaque matin les chemins du jama ‘ , décidés a gagner le pari du parcoeurisme .
La récitation collective marquera ainsi la fin de la journée.
Elle doit se terminer sans faute aucune, et sans aucune hésitation.
La lawha doit inévitablement prendre sa toilette la plus honorable possible. Elle doit glisser heureuse dans l’eau claire et limpide trempée dans la blancheur et la saveur du salsal.
Dans le cas échéant ce sont les pieds qui feront ample connaissance avec la fameuse falaka.
Le célèbre peintre Dinet avait immortalisé cette épreuve titanique dans l’une de ses remarquables fresques réalisées a Boussaâda.
Le chotrog infaillible, intraitable, et incorruptible, omni présent remettait toujours les choses en place.
Cependant dans l’emploi des jours il y avait aussi des moments de grande joie et de détente. Pour le cheikh et pour les gnadizes rien absolument rien, n’égalait la journée des sadakates. Le chotrog dans une attitude de grande sérénité est momentanément mis en veilleuse, mais si prés du cheikh. Les nattes brillant par mille feuxrecevaient gracieusement les exquises de la cuisine traditionnelle.
L’honneur est au mbassas, au ftir, a la rouina, et au kaabouche.
Le cheikh d’habitude au regard franc et taciturne affichait des lors un large sourire et il avait toutes les raisons du monde d’être de la sorte car tout baignait dans la quiétude.
Dans peu de temps, chaque gendouz aura le privilège et l honneur de glisser dans la main du cheikh, une jolie pièce de cinquante centimes. En somme, c’est une belle offrande fruitée d’argent.
Le jour des SADAKATE c’est aussi un jour de grande référence pour le petit TALEB qui, au prix d’efforts louables et de sons de CHOTROG avait enfin soldé un HIZB entier, et que la mémoire ne manquera pas de retenir de façon claire, nette, et précise.
Une fois l’offrande ayant pris congé, laissant sur place des assiettes de terre cuite vidées de toutes victuailles, le CHEIKH d’une main sobre et sereine, usant de crayons noirs et de couleurs, armé de patience, transposait sur la LAWHA une série de formes géométriques rappelant en leur état les talismans des époques lointaines.
Une fois l’œuvre achevée, le flambeau ainsi conçu est remis aux honneurs du petit TALEB qui, fort confiant et rassuré, est dès lors fin prêt pour une grande traversée.
Le petit TALEB poussé par l’ardeur de montrer ses capacités intellectuelles, s’engage dans un périple qui doit l’amener en compagnie de sa LAWHA et de son HIZB tour à tour vers les ruelles, les rues, et jusqu’aux SOUKIFAS du village. Les habitants à leur tour n’ont jamais perdu de vue cette fierté de récompenser le petit TALEB : « tiens mon fils, tu mérites plus que ça. C’est le CORAN.» le petit TALEB en guise de remerciement, s’attaque sans réserve, sans faute aucune, et sans aucune hésitation à une récitation directe et dynamique.
Beaucoup, parmi les petits TALEB, armés de volonté ardue ont pu au fil des années, rejoindre la soixantième marche.
La marche du podium des podiums. « HAYA KRAW, HAYA KRAW », TCHRAK, TCHRAK, une récitation individuelle, une récitation collective et ainsi, chemin faisant, la classe coranique devait quitter son quartier pour une place dechoix dans la mosquée. Le CHEIKH, fonctionnaire de l’état à, lui aussi, perdu de vue les exquises d’antan, ainsi que le tintement des cinquante centimes. La classe coranique jadis libre et indépendante, est assujettie au règlement régissant les affaires religieuses. Le CHOTROG à son tour fut soigneusement rangé dans la mémoire « d’il était une fois ».
La LAWHA, le SALSAL, et la dwaya à leur tour se sont effacés au profit d’une ardoise magique qui, suite au frottement avec un KALEM invisible, fait apparaitre en sus d’un verset, d’un HADITH, la passion d’aller toujours vers de petites choses nouvelles s’adaptant avec l’esprit moderne, et les exigences du moment.
Les CHEIKHS dans leur mission d’enseigner la parole divine n’ont jamais dissocié leur devoir du CHOTROG. Cependant un seul a fait l’exception. En guise de traitement, il offrait à ses GNADIZES de succulents bonbons à la menthe. Il a pour nom : SI HNINI.
Abderrahmane BELFEDHAL.
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